L’accueil des réfugiés en France et en Europe [de]

Le ministre de l’intérieur a présenté une communication relative à l’accueil des réfugiés en France et en Europe

Depuis le mois de mars 2014, une hausse importante des arrivées irrégulières de migrants dans l’espace Schengen a été constatée. Ainsi, 340 000 entrées y ont été recensées entre janvier et juillet 2015. Ces mouvements d’hommes, de femmes, d’enfants qui cherchent à rejoindre l’Europe, parfois au péril de leur vie en traversant la Méditerranée ou la mer Egée, s’accompagnent de drames humains insupportables et bénéficient à des organisations criminelles de passeurs. (…)

Ce cap, c’est d’abord celui de l’adaptation des outils nationaux à cette crise migratoire. (La réforme du système d’asile, lutte contre passeurs)

Ce cap, c’est aussi la recherche d’une solution européenne équilibrée. La France prend depuis plus d’un an des initiatives, avec l’Allemagne et ses partenaires européens, pour y contribuer.

Les contours de cette solution reposent sur les principes de solidarité et de fermeté. Ils visent à :

- gérer l’afflux de migrants en opérant, dans les pays de première entrée, la distinction entre les personnes en besoin de protection – qui doivent être réparties sur le territoire de l’Union par un mécanisme de relocalisation afin de soulager les Etats de première entrée – et les migrants économiques qui doivent être reconduits dans la dignité dans leurs pays d’origine. C’est la fonction attendue des centres d’identification et d’enregistrement (« hot spots ») qui doivent être impérativement mis en œuvre d’ici la fin de l’année dans ces pays ;

- mieux contrôler la frontière extérieure de l’Union en soutenant les pays confrontés à l’afflux massif de migrants. C’est le rôle de Frontex, dont les missions pourraient évoluer, à terme, vers un système européen de gardes-frontières ;
- mieux lutter contre les filières d’immigration clandestine, notamment par un renforcement de la coopération policière européenne.

Ces questions seront débattues lors du Conseil extraordinaire des ministres « Justice et Affaires intérieures » du 14 septembre, en particulier la répartition de 120 000 demandeurs d’asile en provenance des pays de première entrée (Italie ; Grèce ; Hongrie) proposée par la Commission ; la France sera sollicitée pour accueillir, en deux ans, 24 000 personnes en besoin manifeste de protection, en plus des 6 750 personnes qu’elle a acceptées en juillet dernier d’accueillir dans le cadre de la première décision de relocalisation de réfugiés en Europe. Ces relocalisations se feront aux strictes conditions énoncées ci-dessus.

Par ailleurs, dans un cadre volontaire et dans un geste de solidarité envers l’Allemagne, la France organise l’accueil immédiat en France de 1 000 personnes issues de Syrie, d’Irak ou d’Erythrée en besoin manifeste de protection, en provenance de Bavière.(…)
Face à la gravité de la crise, la France adapte continuellement ses efforts pour répondre à la demande des Français de respecter le droit d’asile, d’accueillir les réfugiés qui fuient la guerre ou la persécution dans leur pays d’origine, mais, dans le même temps, de lutter sans relâche contre l’immigration irrégulière et les réseaux de trafiquants.

Dernière modification : 13/11/2015

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