Le président Hollande au 16ème sommet de la Francophonie au Madagascar [de]

Tananarive, la capitale de Madagascar, a accueilli le 16ème sommet de la Francophonie du 22 au 27 novembre 2016, organisé sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie. À cette occasion, 309 délégués officiels et 1129 participants provenant de 80 pays ont pu échanger et réaffirmer l’esprit de cohésion et leur volonté de coopérer sur la base d’une langue, d’identités culturelles et de valeurs qu’ils partagent.

Dans son discours d’ouverture du sommet, le président de la République, M. François Hollande, a souligné l’importance de cette coopération dont il a également rappelé les objectifs.

Déclaration du PR, sommet de la francophonie, Tananarive – Samedi 26 novembre 2016

(extraits)

(…) La francophonie, ce n’est pas simplement un rassemblement de chefs d’Etat et de gouvernement. C’est l’affirmation d’un certain nombre de valeurs, de principes et d’engagements. D’abord pour la langue française : nous sommes ici pour que la langue française puisse avoir toutes les conditions pour permettre - à celles et ceux qui veulent la parler – de pouvoir le faire.

Il y a aujourd’hui 250 millions de francophones ; on pense qu’ils pourraient être encore davantage dans les prochaines années, grâce à la démographie mais aussi grâce à l’effort que nous devons tous faire pour la diversité et la pluralité linguistique et donc pour le français.

La maîtrise du français commence d’ailleurs en France : c’est la condition pour pouvoir être pleinement citoyen et pour ceux qui sont étrangers, d’être pleinement intégrés. La francophonie c’est aussi l’affirmation de l’exception culturelle et, donc, de la reconnaissance de ce que nos sociétés sont capables de produire de singulier. C’est donc une volonté de pluralisme qui nous anime.
Nous devons défendre les droits d’auteurs, nous devons défendre les créateurs, nous devons défendre tous ceux et toutes celles qui s’expriment en français, dans tous les domaines de la création artistique.

La francophonie c’est aussi des valeurs politiques, la démocratie et les droits de l’homme, les droits de la femme, ce sont les conditions pour être pleinement membre de la francophonie. Etre francophone ce n’est pas simplement parler le français, c’est parler les valeurs universelles.

Parmi ces valeurs universelles, il y a la transparence dans les élections, le respect de l’ordre constitutionnel, faire en sorte que les femmes soient considérées à l’égal des hommes et ne puissent pas être brimées, parfois atteintes dans leur dignité comme c’est le cas trop souvent. Et nous devons faire là encore la démonstration que la francophonie, c’est une action et pas simplement une organisation.

Enfin la francophonie doit contribuer à nous rassembler pour lutter contre le fanatisme. C’est en ce sens que tout ce qui est fait pour lutter contre la radicalisation, pour échanger les expériences, pour faire que les jeunesses puissent davantage se comprendre et se connaître, c’est aussi un but que je poursuis.

Et la francophonie, c’est également une solidarité dans les épreuves, j’ai évoqué le terrorisme mais également par rapport à l’enjeu du réchauffement climatique et là encore, l’accord de Paris doit se décliner (j’allais dire) en français et dans l’espace francophone.

- Dossier sommet de la Francophonie

Dernière modification : 30/11/2016

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